IKURRINA-MIRO

VILLA A LA POINTE DE SAINTE-BARBE
Saint-Jean-de-Luz (64)

2005-2006

Une aquatinte de Miro L’astre au labyrinthe (1967, collection Maeght) est ré-interprétée dans une mosaïque en relief de grand format, 1,85 m x 1,20 m. Mon support est un volume sculpté en béton fibré et armé destiné à être fixé verticalement. J’ai choisi cet Astre pour ce qu’il suggère d’interprétations et peut permettre d’innovations en fonction des techniques différentes. J’ai tenu à garder le look Miro, pour qu’on puisse juger le potentiel de la gravure et les possibles qui peuvent la décliner. Comment justement Miro traite-il le volume quand il sculpte ? J’ai observé La caresse d’un oiseau de la même époque et Personnage de 1974. Dans ma proposition, il y a une cohérence dans le temps.

Les smaltes vénitiens aux couleurs identiques à l’original ont été créés spécialement pour cette œuvre par Ruggerro Orsoni. La pose (« la main ! ») des verres byzantins lisses, éclatants, doit extrapoler la légèreté de l’aquatinte. Une lame inox, cintrée à la griffe, circule parmi le marbre blanc de Carrare, le gris d’Arudy ou le marbre blanc immaculé de l’île grecque de Thassos. Est-elle le fil déroulé du labyrinthe ? Mais les pierres aux couleurs sourdes, rugueuses, cassées, soulignent mon parti pris de la mythologie du Chaos de l’univers.

Maître d’ouvrage
Commande privée

Artiste
Danielle Justes